Samedi d’vous parler de mes ancêtres
Samedi le 28 mars 2009
Bonjour Pierre,
Je ne crois pas que je t’aie adressé la parole de mon vivant. Bien que tu sois venu au monde à la fin de l’année 1948, et que j'ai quitté ce monde le 1er janvier 1964, je ne me souviens pas d’avoir eu de conversations avec toi.
Dans mon temps, tu vois, on ne parlait pas à ses petits enfants…
Je réalise maintenant toute l’importance que j’avais à tes yeux quand je vois tout l’acharnement que tu as mis et que tu mets encore à retrouver mes ancêtres et mes descendants.
Je peux te dire que Juliette et moi sommes fiers de toi.
Tu as le mérite d’être le premier généalogiste « amateur » à faire le lien entre André Mignier dit
Je suis donc le petit dernier d'une petite famille de 13 enfants :
Antoine 1863
Stanilas 1864
Marguerite 1868
David 1869
Jean-Baptiste 1872
Lilie 1876
Malvina 1877
Adélard 1880
Odila 1882
Aldéï 1883
Anonyme 1886
et moi... Léo né le 6 juin 1888 (bien qu’on t’ait dit quand tu étais petit que j’étais né le 5 juin 1888) dans le petit village de Notre-Dame de Stanbridge.
J’ai été baptisé Philippe Philiza Léo deux jours plus tard à l’église Notre-Dame-des-Anges.

Mon père, Stanislas Lagacé, était menuisier de métier et était né le 10 août 1842. Il s’était marié avec Henriette Alexandre, née en avril 1864, le 7 janvier 1862.
Des 13 enfants, tu as réussi à en trouver 12 jusqu’à maintenant. Tu crois que cet enfant serait né aux États-Unis comme Antoine et Stanislas... Comme tu n'en as pas retrouvé de traces, tu crois qu'il est probablement mort jeune comme Jean-Baptiste, David et Aldéï...
Mes parents sont allés aux États-Unis après leur mariage, mais sont revenus à Notre-Dame de Stanbridge pendant quelques années, puis repartis, puis revenus. Dans l'acte de sépulture de David, décédé en 1876, on indique que les parents sont à Winooski...
Après ma naissance, ils sont retournés aux États-Unis et c’est là que tu m’as finalement retrouvé dans le recensement de 1900 à Hartford, au Connecticut.

J’y vivais avec mon père qui portait alors le nom de Dennis Lagassee, ma mère Harriett et mon frère Adlore (Adélard).
Nos voisins étaient Eugène Dubé et ma sœur Lilie Lagacé et leurs filles Mary et Anna. Tu te rappelles de ton article sur Eugène Dubé et l’autre sur Lilie ou Millie Lagacé…
Je sais que tu avais découvert mon acte de mariage avec Maria Landry en 1912. Eugène Dubé m’avait servi de témoin, et ça t’avait mis la puce à l’oreille…
Quand on cherche, on découvre.
Je sais aussi que tu as cherché longtemps mon acte de mariage avec ta grand-mère Juliette. Tu comprends maintenant qu’on ne s’est jamais marié. C'est Thérèse Métayer qui te l'a dit.
J'avais une manufacture de vêtements pour hommes et Juliette était une employée.
Elle est devenue enceinte d'un petit garçon... ton père Léo Junior.
Tu ne découvriras peut-être jamais pourquoi j’ai quitté ma première épouse, mais on ne sait jamais, un descendant ou une descendante de la famille de Louis Landry t’enverra un jour un petit courriel et te donnera des pistes.
Je suis content de voir que tu as renoué avec la famille Lagacé que ton père avait enterré avec moi en 1964. Je sais que tu lui as pardonné de t’avoir privé d’une partie essentielle de ta vie de famille. Quand il est décédé en 1995, j'ai eu une longue conversation avec lui au paradis. J'aurais dû lui parler plus souvent. Il aurait peut-être eu une vie différente...
Demain dimanche, tu rencontres ma fille Fleurette. Embrasse-là pour moi. Danielle t'a dit qu'il y aurait aussi mon fils André et sa femme Lise. Ils se sont mariés après mon décès, et ton père avait servi de témoin.
Je pense souvent à mes enfants encore vivants, à tous mes petits-enfants et aussi à mes arrière petits-enfants depuis l’été 2007. En fait, c'est depuis que tu as commencé tes recherches sur ton arrière grand-père Édouard Métayer, capitaine de pompier, celui dont la photo était sur la commode sur la rue Mentana.
Je me sens revivre depuis...
C'est comme si j'avais une nouvelle vie et, grâce à toi, j'en profite maintenant pour piquer une petite jasette à tous mes descendants.
À la prochaine,
Ton grand-père Léo Lagacé Senior qui t'aime beaucoup
