Le club des petits déjeuners de la généalogie... La bêtise humaine
Vendredi le 3 juillet 2009
Je n'ai jamais compris la bêtise humaine.
Le mois dernier, une de mes lectrices m'a envoyé cette photo qu'elle avait prise sur Internet.

Je suis allé fouiller un peu pour en savoir plus...
Voici le fruit de mes recherches.
Par une journée suffocante de juillet en 1918, 18 000 officiers et soldats se sont fait passer pour la Statue de la Liberté sur le terrain de parade du camp Dodge.

Juillet 1918
Selon l'article du 3 juillet 1986, du Fort Dodge Messager, beaucoup d'hommes se sont évanouis - ils étaient parés d'uniformes en laine et la température atteignait 105 degrés Fahrenheit.
La photo, prise du sommet d'une tour spécialement construite par un studio de photographie de Chicago, Mole and Thomas, était destinée pour aider à promouvoir la vente d'obligations de guerre, mais ne fut jamais utilisée.
Voici les liens vers le site...
Voici le site au complet
http://www.iowanationalguard.com/Museum/CDStory/index.htm
et des images d'archives
http://www.iowanationalguard.com/Museum/CDStory/CDstory/ImageArchivepage.htm
Et la page vers l'image :
http://www.iowanationalguard.com/Museum/CDStory/CDstory/LibertyStatuepage.htm
En visitant le site, vous verrez d'autres photos du même genre prises dans d'autres bases militaires.
Camp Gordon en Géorgie, 12 000 soldats
Camp Dix au New Jersey, 25 000 soldats et officiers
Ce qu'on ne ferait pas faire aux soldats en temps de guerre.
Le tout se passe de commentaires...
Sauf que j'ai trouvé ceci sur Internet :
Le bilan de la Première Guerre mondiale
I. Les pertes humaines : morts et blessés, la « grande saignée »
1. Les morts : les « croix de bois »
Au total, la Première Guerre mondiale a fait environ 9 millions de morts dont :
- plus de deux millions d'Allemands;
- 1,8 million de Russes;
- 750 0000 Britanniques;
- 650 0000 Italiens;
- et près d'un million et demi de Français (proportionnellement à sa population, la France est le pays où les pertes ont été les plus élevées).
Ces morts étaient presque exclusivement des militaires, tués au combat ou morts des séquelles de leurs blessures ou de maladie entre 1914 et 1918.
On considère qu'environ 500 000 soldats sont morts après la guerre des suites de blessures de guerre ou de maladies contractées pendant la guerre.
À ces morts de la Première Guerre mondiale, sont venus s'ajouter les millions de décès provoqués par l'épidémie de grippe qui s'est propagée dans tous les continents de 1918 à 1920, et qui a fait 200 000 victimes en France.
2. Les blessés : les « gueules cassées »
Le nombre des blessés (invalides, aveugles, gazés, amputés, handicapés) marqués à tout jamais dans leur chair s'élève au total à environ 6 millions et demi.
Beaucoup ne pourront reprendre une activité professionnelle normale et devront être pensionnés, donc à la charge de leur pays.
3. Des « générations sacrifiées »
Morts et blessés concernent presque exclusivement le sexe masculin et essentiellement les classes d'âge situées entre 19 et 40 ans, c'est-à-dire les forces vives, les classes d'âge les plus fécondes et correspondant aux effectifs les plus nombreux de la population active.
En France, 20 % des soldats âgés de 19 à 27 ans en 1914 ont été tués.
Les soldats morts de la Première Guerre mondiale ont laissé 3 millions de veuves et 6 millions d'orphelins.
4. Des séquelles démographiques profondes et durables
Les pertes humaines de la Première Guerre mondiale ont entraîné :
- un déséquilibre entre les sexes au profit du sexe féminin;
- un vieillissement de la population et en particulier de la population active sur laquelle va reposer la reconstruction d'après-guerre.
Le vieillissement de la population a été aggravé par l'important déficit des naissances des années de guerre au cours desquelles les naissances ont été sensiblement moins nombreuses que pendant les années d'avant-guerre et qui a généré des classes creuses à faible effectif, correspondant aux accidents en creux qui affecteront pendant de nombreuses années la pyramide des âges des pays belligérants.
En France, on évalue le nombre des naissances « annulées » par la guerre à 1,6 million.
L'effondrement de la natalité pendant la Première Guerre mondiale a plusieurs causes : couples séparés; mariages différés; comportements malthusiens renforcés par l'incertitude du lendemain.
Dans les pays industrialisés, en particulier en France, cet effondrement a accentué le déclin démographique et la dénatalité correspondant à la fin de la transition démographique et à la montée du malthusianisme.
La population française n'a retrouvé son niveau d'avant la Première Guerre mondiale qu'au début des années 1950.
II. Des conséquences catastrophiques pour l'Europe
1. Des dévastations considérables
Dans les pays où se sont déroulés des combats, les destructions matérielles ont durement affecté immeubles, usines, exploitations agricoles, champs, mines de charbon, infrastructures de communication (ponts, routes voies ferrées) en particulier en France, en Pologne, dans les Balkans.
En France par exemple, des villages champenois et lorrains ont été rayés de la carte et n'ont même pas pu être reconstruits à leur emplacement. Des villes comme la ville de Reims ont subi d'énormes destructions.
Dans tous les pays belligérants à l'exception des États-Unis éloignés des champs de bataille et entrés tardivement dans la guerre, la production agricole et industrielle s'est effondrée à cause des impératifs de l'économie de guerre et de la mobilisation d'un grand nombre d'actifs.
La guerre a entraîné une désorganisation des circuits commerciaux traditionnels.
Partout il faut reconstruire, relancer l'activité, revenir à une économie de paix tout en faisant face à une grave pénurie de main-d'œuvre.
2. Un nouvel équilibre économique mondial
La Première Guerre mondiale a mis fin à l'hégémonie exercée avant 1914 par l'Europe dans tous les domaines politique, diplomatique, militaire, financier, économique, commercial, culturel.
L'Europe qui sort du conflit, pays vaincus et vainqueurs confondus, est saignée démographiquement, épuisée économiquement, endettée financièrement, rongée par l'inflation monétaire et la hausse des prix.
Le déclin de l'Europe qui s'amorce au lendemain du conflit n'a pas été perçu par les contemporains, ce qui a entraîné un certain nombre d'illusions.
Au contraire, la Première Guerre mondiale a stimulé le développement et l'essor des pays neufs extraeuropéens, en particulier le Japon et les États-Unis en situation de supplanter désormais l'Europe à la tête de l'économie mondiale.
3. Les bouleversements politiques de l'Europe
La Première Guerre mondiale a entraîné la chute de quatre Empires (russe, austro-hongrois, allemand et ottoman).
Elle a créé en Russie les conditions qui ont permis aux bolcheviques d'instaurer le premier État communiste.
Elle a aussi débouché dans plusieurs pays en 1918-1919 sur des mouvements révolutionnaires (Berlin, Munich, Budapest) plus ou moins influencés par le modèle bolchevique ou sur des grèves de type insurrectionnel (Italie du Nord, France).
Les traités qui ont entrepris de régler le conflit ont remodelé la carte de l'Europe, en particulier en Europe centrale où de nouveaux États ont surgi (Yougoslavie, Tchécoslovaquie), où la Pologne a été rétablie.
On ne parle pas du Canada, car le site est français. Le Canada quant à lui a perdu 66 000 hommes.
Données concernant la participation du Canada à la Première Guerre mondiale
* Le Canada est entré en guerre en 1914.
* Près de 620 000 Canadiens et Canadiennes ont pris part à la Première Guerre mondiale, à une époque où le Canada ne comptait que quelques millions d'habitants.
* 66 000 mille Canadiens ont été tués.
* La Bataille de la Somme a tué plus de 57 000 soldats britanniques en une seule journée, soit le nombre de morts le plus élevé que l'armée britannique ait jamais enregistré. Plus de 700 soldats du régiment de Terre-Neuve ont été tués ou blessés dans cette bataille.
* Quatre Canadiens ont reçu la Croix de Victoria, prime de bravoure la plus prestigieuse du Commonwealth, pour avoir participé à la prise de la crête de Vimy.
* Le Canadien John McCrae a écrit le poème In Flanders Fields alors qu'il se trouvait sur le champ de bataille.
* Les Forces navales du Canada, qui comptaient d'abord 350 hommes et deux navires, se sont renforcées au cours de la guerre pour atteindre 9 000 hommes et 100 navires.
Ça doit être mes trois visites au Musée de la guerre à Ottawa qui me font réagir comme ça ce matin.
Je ne vous parlerai pas de la Deuxième Guerre mondiale... ni de la Troisième.
