Pierre Lagacé

Nos ancêtres


Publié le samedi 5 avril 2008

Voici la fin de l’histoire d’un grand homme...

5 avril 2008

 

 

En novembre, l'unité de Carlo s'est dirigée vers la région de Nimègue, où elle passe le reste de l'hiver.

 

 

Voici un texte intéressant, trouvé sur ce site, sur la situation des soldats canadiens.

 

On en connaîtra plus sur les conditions de vie de Carlo,

 

La libération des Pays-Bas et la reddition de l'Allemagne

 

L'hiver sur la Meuse, 8 novembre 1944 - 7 février 1945

 

Après la bataille de l'Escaut, la Première Armée canadienne prend position dans ses quartiers d'hiver. Pendant trois mois, du 8 novembre 1944 au 8 février 1945, les Canadiens ne participeront à aucune opération d'envergure. Le repos est bienvenu : la 3e Division d'infanterie et la 2e Brigade blindée combattent depuis le début de juin, les autres unités depuis juillet.

 

Les cinq mois de combat ont durement affecté tous les bataillons de la Première Armée canadienne. Les régiments ont perdu des hommes en grand nombre. Il y a eu beaucoup de morts et de nombreux soldats ont dû quitter le front pour récupérer après avoir été blessés. D'autres, souffrant de traumatismes psychologiques, se sont effondrés sous le stress constant causé par la mort toujours présente, par la menace continuelle des mortiers, des obus et des balles. Enfin, des hommes ont été capturés par l'ennemi pour être interrogés puis transportés vers l'un des stalags situés en territoire allemand.

       

 

En Europe du nord-ouest, comme en Italie, les divisions canadiennes n'atteignent plus leur plein effectif faute d'hommes entraînés pour combler le vide laissé par des pertes très élevées. La situation atteint l'état de crise en octobre 1944, ce qui amène le ministre de la défense, le colonel J. Layton Ralston, à visiter les troupes canadiennes pour mesurer l'ampleur du problème. Convaincu de la nécessité de donner à l'armée les renforts demandés, Ralston tente de convaincre le gouvernement canadien de rendre le service outre-mer obligatoire. Craignant une crise encore plus grave auprès de la population, le premier ministre Mackenzie King refuse de revenir sur sa promesse selon laquelle son gouvernement n'obligerait jamais les Canadiens à se rendre au front contre leur gré. Ralston démissionne et le général Andy MacNaughton lui succède comme ministre de la défense; l'espoir qu'entretenait McNaughton de convaincre les conscrits pour la défense territoriale à accepter le service outre-mer ne se matérialise pas et le problème reste entier.

 

 

En revanche, les militaires canadiens qui ont survécu à cinq mois de campagne sont maintenant des soldats aguerris. Toutefois, l'hiver qu'ils passent sur la Meuse, près de Nimègue (Pays-Bas), n'a rien d'une partie de plaisir. Ils doivent tenir une tête de pont cruciale, car elle servira de point de départ au passage du Rhin. Ils doivent aussi tenir les Allemands en alerte. Ceux-ci se trouvent à peu de distance, de l'autre côté de la Meuse. Pendant que les armées américaines et britanniques attaquent plus au sud, les Canadiens doivent donner à l'ennemi l'impression qu'une offensive est imminente, l'obligeant ainsi à garder ses troupes dans ce secteur. Habillés d'uniformes blancs pour se camoufler dans le paysage enneigé, les Canadiens patrouillent le secteur de manière «  active et agressive  », profitant de toutes les occasions possibles pour s'emparer d'une parcelle de terrain ou d'un prisonnier.

 

Un événement inattendu repousse l'attaque prévue de plusieurs semaines. En effet, du 16 au 26 décembre 1944, Hitler tente de chasser les Américains des Ardennes afin de reprendre Anvers. Ces derniers freinent l'élan des divisions ennemies, mais l'offensive sur le Rhin commencera avec plusieurs semaines de retard.

 

 

Carlo Piccoli, le 12 décembre 1944

Turnhout, Belgique

 

To my sister Alice, with love

 

Carlo.

 

Cette photo est intéressante, car elle est datée du 12 décembre 1944.

Les Allemands allaient lancer leur dernière offensive majeure sur le front ouest.

Ils espéraient couper les forces alliés en deux et prendre le port d’Anvers.

 

Carlo était cantonné à quelques kilomètres de Anvers et il a dû être mis en état d’alerte quand l’attaque-surprise est arrivée.

C’est la fameuse bataille des Ardennes. Cliquez sur le lien pour tout savoir...

 

Carlo était à une vingtaine de kilomètres d’Anvers.

 

En février, le lieutenant-colonel Gordon quitte le régiment et est remplacé par le lieutenant-colonel F. T. Jenner, M.B.E.

 

Le 16 février1945, le régiment reçoit l'ordre de se rendre à Clèves en prévision de l'assaut contre la Rhénanie.

 

En cliquant sur le lien vous aurez un film d’actualité. Il est en deux parties. La première est sur le bombardement de Dresde et la deuxième sur la prise de Clèves par les Canadiens.

 

 

 

 

Il entre dans le Hochwald et avance sur Xanten, qui est nettoyée au début de mars. Il poursuit sa progression, traversant Emmerich et Zutphen.

Quand il est annoncé que toutes les forces allemandes du nord-ouest de l'Allemagne, de la Hollande et de la Frise se sont rendues sans condition, le régiment se prépare à attaquer Aurich, qui se rend aussitôt.

Les combats maintenant terminés, l'unité est envoyée dans la région de Nimègue, où elle se repose.

Voici d’autres photos de Carlo

 

 

Weeld Station 18-3-45, 
Private Martin, Carlo 

 

 

 

 

Carlo debout à gauche
Transit Stores Office - Holland Mill   June 45,
    Carlo, Dake SGT, Bill Roy, at H.Q Stores,  To Alice & Paul with Love

 

 

Regardez le panneau avec cet insigne  :

 

 

Insigne de la 2e brigade blindée canadienne

 

Le lieutenant-colonel Jenner part pour le Canada en juillet et le major Radley-Walters lui a succède.

 

 

Carlo assis au volant

Holland, July-45, Mill Transit, Officer Jeep, Carlo et Newey, to Alice
 

En janvier 1946, l'unité monte à bord du « LADY RODNEY » pour retourner au Canada et arrive à Halifax le 21 janvier.

Du jour J au jour de la Victoire en Europe, le personnel du Sherbrooke Fusiliers Regiment se couvre de gloire et mérite 22 honneurs de guerre. Ce faisant, 128 membres de l'unité tombent au combat et 262 sont blessés.

 

Vous savez le reste de l’histoire de Carlo Piccoli.

 

Quant à moi, je ne connais pas grand monde dans ma famille qui ont fait la guerre 39-45.

 

Mon père était, je crois, dans une unité d’artillerie à Longue Pointe, mais il était trop jeune pour aller en Europe. Mon beau-père était basé dans un camp en Ontario. C'est là qu'il a rencontré sa femme Simone. Il travaillait comme camionneur.

 

Jean, le frère de mon beau-père, était aussi dans l’armée et a été blessé lors du débarquement de Normandie. Je n’ai pas d’autres détails. Sa blessure a été une des causes de son décès en 1964.

 

À la semaine prochaine.

    Samedi 5 avril 2008

Par: PLagace | Permalien | |


1 Commentaire :

Commentaire écrit le samedi 12 avril 2008 à 07:29:33 (lien)
Albert - http://le-coing-des-dugas.over-blog.com
Très beau site. Mon père a fait la geurre 14-18 et était posté en Angleterre. Il m'a raconté plein d'histoires que j'ai écrites mais pas encore publiées.

Je cherche à savoir combien de soldats canadiens ont perdu la vie en 39-45.

Merci pour ce beau blog.


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