Pierre Lagacé

Nos ancêtres


Publié le samedi 29 mars 2008

Voici la suite de l’histoire d’un grand homme...

29 mars 2008

 

Voici une des photos de Carlo prise durant la Deuxième Guerre mondiale.

 

 

 

Tournhout 5-2-1945
    To Alice with Loves/ Kisses, your Brother, Carlo

 

 

En cliquant sur le lien suivant, vous aurez toute l'histoire du l'invasion des plages de la Normandie. Sur le site, vous avez accès aux films de l’ONF.

Tous les films parlent du débarquement du 6 juin, mais je vous recommande l’Assaut.

 

Sur ce lien, une présentation Flash du débarquement. La 2e brigade blindée, formée du 6e régiment blindé (1st Hussars), du 10e régiment blindé (The Fort Garry Horse) et le 27e régiment blindé (Les Fusiliers de Sherbrooke), débarque sur la plage Juno .

 

Le 2e régiment est gardée en réserve lors du débarquement.

 

Je sais qu’il y était à partir de cette seule photo ci-dessus:

 

Regardez sur la manche gauche et regardez ceci :

 

 

 

C’est l’insigne de la 2e brigade blindée canadienne.

Elle faisait partie de la 2e division canadienne.

 

Voici le général de la 2e division canadienne.

 

 

général Crerar

 

Tourlou de Lou n’avait pas d’informations sur l’unité dans laquelle Carlo s’était enrôlé. Elle savait seulement qu’il s’est porté volontaire. Ce que je sais, c’est qu’on formait les soldats avant de les envoyer au front.

 

Comme Carlo est né en 1916, il avait 23 ans en 1939.

 

S’il vivait au Québec, le seul régiment où il pouvait s’enrôler était les Fusiliers de Sherbrooke, car des trois régiments qui formaient la 2e brigade blindée canadienne seul ce régiment était cantonné au Québec.

 

Je ne sais pas à quel moment Carlo s’est enrôlé, mais il a dû le faire assez tôt.

 

Voici l’historique de ce régiment sur ce lien :

 

J’ai aussi trouvé ce texte.

 

On pourra retracer la route suivi par Carlo dans l’armée à partir des dates des déplacements des Fusiliers.

Le 23 juillet 1940, la fusion du régiment de Sherbrooke (M.G.) et des Fusiliers de Sherbrooke est autorisée afin de former le Sherbrooke Fusiliers Regiment du C.A.S.F.

Son premier commandant est le lieutenant-colonel M. W. McA'Nulty, E.D., qui commandait alors le régiment de Sherbrooke (M.G.), et le commandant adjoint est le major A. J. Biron, des Fusiliers de Sherbrooke.

Cantonnée sur le terrain du parc de l'exposition de l'Association agricole des Cantons de l'Est, la nouvelle unité recrute le personnel nécessaire pour atteindre son effectif de pied de guerre et s'exerce à exécuter les tactiques de l'infanterie.

Le 29 mai 1941, l'unité quitte Sherbrooke pour Ottawa et effectue une longue marche d'entraînement qui lui fait traverser la plupart des grands centres du Québec.

En chemin, l'unité prend part à diverses assemblées de promotion des obligations de la Victoire et s'exerce à exécuter les tactiques de l'infanterie à Farnham et à tirer à Saint-Bruno.

À son arrivée à Ottawa, le 4 août, l'unité a le privilège d'entendre le ministre de la Défense nationale, le colonel l'honorable J. L. Ralston, C.M.G., D.S.O., s'adresser à elle.

L'unité vient à peine d'arriver quand elle apprend qu'elle sera affectée à la défense des côtes de Terre-Neuve.

L'unité se rend en train à Québec, où elle embarque à bord du « LADY DRAKE ».

navire semblable au Lady Drake

À son arrivée à Terre-Neuve, elle remplace le Royal Rifles of Canada.

Après cinq mois d'un service peu mouvementé à Terre-Neuve, l'unité est avisée qu'elle deviendra un régiment blindé de la 4e Brigade de la 4e Division (blindée) du Canada et, le 26 janvier 1942, est renommée 27e Régiment blindé du Canada (Sherbrooke Fusiliers Regiment).

 

 

Le 7 février 1942, l'unité est relevée par l'Algonquin Regiment et part pour Debert (Nouvelle-Écosse).

La période de transition à un régiment blindé a un effet négatif sur le moral. Les membres de l'unité ne désirent pas tous passer dans l'arme blindée et plusieurs demandent pour cette raison une mutation à d'autres unités d'infanterie. Ceux qui restent doivent subir des changements de spécialité et des tests d'intelligence afin de déterminer qui peut rester avec l'unité. Toutefois, rares sont ceux qui ne sont pas jugés aptes. Enfin, afin d'améliorer le moral, des permissions de deux semaines sont accordées.

Le départ est retardé plusieurs fois jusqu'à ce que des ordres soient enfin reçus le 25 octobre. L'unité monte à bord du « QUEEN ELIZABETH » le 27 octobre et arrive en Angleterre dans la nuit du 3 au 4 novembre 1942.

Elle va à Aldershot, où elle doit s'entraîner, et le lieutenant-colonel McA'Nulty reprend le commandement.

Au début, l'entraînement est de piètre qualité, car il n'y a pas de chars. L'unité suit toutefois des cours de communications par radio, de conduite et de maintenance et de tir.

Le 11 janvier 1943, l'unité est renommée 27e Régiment de chars de l'Armée (Sherbrooke Fusiliers Regiment) et devient un élément de la 3e Brigade de chars de l'Armée. Le lieutenant-colonel McA'Nulty quitte l'unité pour retourner au Canada le 27 décembre et le nouveau commandant, le lieutenant-colonel M. B. K. Gordon, arrive le 8 février 1943.

 

Au cours des quelque 18 mois suivants, l'unité s'entraîne en vue de l'objectif suprême, qui est de se lancer à l'assaut de la forteresse Europe.

Des exercices servent au cours de cette période à préparer les troupes en vue de la bataille à venir :

l'établissement d'une tête de pont (exercice Spartan),
l'ouverture de brèches dans un champ de mines (exercice Hammer),
le débarquement amphibie et la sortie d'une tête de pont (exercice Push).

Tout l'entraînement atteint son point culminant dans une répétition générale finale de l'invasion de l'Europe, en mai 1944 (exercice Fabius III).

À 12 h 15, le 6 juin 1944, les premiers chars du régiment débarquent sur les plages de Normandie à Bernières-sur-Mer.

Leur rôle est de suivre les premières forces débarquées et d'exploiter les succès éventuels obtenus.

Le régiment reçoit à cette fin l'ordre d'avancer et de prendre la ville et l'aérodrome de Carpiquet, aux abords de Caen. Ils arrivent en vue de l'aérodrome, mais ils sont incapables de s'en assurer.

Le lendemain, ils reçoivent l'ordre d'avancer via Villons et Les Buissons vers Buron.

Au cours de leur progression, les chars de l'unité subissent une contre-attaque exécutée par des chars de la 12e Panzer Division de SS.

Le régiment détruit 33 chars et désorganise si bien l'ennemi que ce dernier doit se désengager pour se regrouper, ce qui empêche une contre-attaque dirigée contre la tête de pont qui aurait pu rejeter les troupes à la mer.

Au cours du mois suivant, l'unité se défend contre les forces allemandes qui sont assemblées afin de détruire la tête de pont des forces alliées.

Quand une nouvelle poussée a lieu, les chars du régiment prennent part à la capture de Caen, du faubourg de Vaucelles et de Falaise. La brèche de Falaise est fermée et l'unité prend part aux opérations de nettoyage et à la poursuite jusqu'à Rouen.

Après presque trois mois de contact continu avec l'ennemi, l'unité jouit d'un bref répit qui permet de remettre les chars en état et permet aux troupes de se reposer.

À la fin de septembre, l'unité sort de France et entre dans la région d'Anvers, où les Forces canadiennes reçoivent l'ordre de nettoyer le secteur situé au nord de la ville.

Pendant tout le reste de septembre et pendant le mois d'octobre, le régiment prend part au franchissement du canal d'Anvers à Turnhout et à la libération de la région de l'Escaut et entre dans les Pays-Bas.  

 

La suite, la semaine prochaine... nous serons le 12 décembre 1944

Je vais retrouver l’endroit où Carlo était cantonné en décembre 1944.

 

Je vous le disais au début que j’étais un passionné d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale bien que je suis anti-militariste...

 

Sur le front ouest en Europe, en septembre 1944, les forces alliées continuent d’attaquer en Belgique et en Hollande. La 2e armée britannique s’empare de Turnhout, à mi-chemin entre Antwerp et Eindhoven, ainsi que Oss à l’ouest de Grave.

 

C’est à Turnhout que Carlo est cantonné.

 

C’est indiqué sur la vignette de cette photo.

 

 

Carlo Piccoli, le 12 décembre 1944

Turnhout, Belgique

 

To my sister Alice, with love

 

Carlo.

    Samedi 29 mars 2008

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