Pierre Lagacé

Nos ancêtres


Publié le lundi 3 novembre 2008

La famille Racine de Sainte-Anne-des-Plaines

 

 

3 novembre 2008

 

La famille Racine est en vedette cette semaine.

 

Laissons la parole à l’abbé Georges Dugas...

 

FAMILLE RACINE, PARENTE DES ÉVÊQUES RACINE.

 

Étienne Racine, premier de ce nom en Canada, baptisé en France, en 1607 (Dictionnaire de Mgr Tanguay), était fils de René Racine, de la Normandie. Il épousa le 22 mai 1638, à Québec, Marguerite Martin, fille d'Abraham Martin, possesseur des fameuses plaines qui portent son nom (Plaines d'Abraham).

 

Il alla s'établir à Sainte-Anne de Beaupré, où il mourut en 1689, âgé de 82 ans. Il eut neuf enfants, 5 garçons et 4 filles.

 

Le 8ème de ses enfants nommé Étienne, né le 14 août 1662, épousa, le 25 octobre 1683, Catherine Guyon de Saint-François de l'île d'Orléans. II eut de son mariage 13 enfants, Jean, l'aîné, baptisé en 1697, épousa le 9 novembre 1722, Madeleine Bouchard de Château-Richer.

 

Michel Racine, le dernier des enfants issus de ce mariage, épousa Geneviève Gagnon, de Sainte-Anne de Beaupré, le 8 février 1762. Il fut le père d'un autre Michel qui épousa, en 1785, Madeleine Gagnon, de Sainte-Anne de Beaupré.

 

Un de ses fils, le dernier, nommé Christophe, épousa, en 1833, Appoline Simard. Il fut le père de Jean-Baptiste Racine et de Christophe Racine, de Sainte-Anne des Plaines et l'aïeul de l'abbé Charles Racine.

 

Voici la fiche de Christophe Racine. J’ai aussi sa photo et aussi celle de la belle Appoline Simard.

 

Voici la page de ses descendants et celle des photos de famille.

 

La semaine prochaine, Georges nous parle de la famille Lauzon, mais on en connaît déjà beaucoup grâce à Richard qui est le secrétaire des familles Lauzon d’Amérique

 

Si vous avez cliqué sur la date au début, vous avez vu ceci en une :

 

Les éphémérides d'Alcide

3 novembre

1644
Premier mariage d'un colon avec une Amérindienne

 

 

Premier mariage chrétien recensé d'un colon avec une Amérindienne, en Nouvelle-France: Martin Prévost épouse Marie Manitouabe8ich.

Soulignons tout de suite que la présence du chiffre " 8 " dans ce nom, n’est pas une faute de frappe, car les imprimeurs de l’époque y avait recours, plutôt que la lettre " w ".

Les nouveaux mariés reçoivent une vache, un taureau et un porc. Cadeau très généreux pour l'époque mais le donnateur n'est pas mentionné.

Samuel de Champlain disait à des indigènes: " Nos garçons se marieront à vos filles et nous ne serons plus qu'un peuple. "

 

 

Curieux comme une marmotte, je suis allé consulter BMS 2000 et j’ai trouvé les parents des jeunes mariés :

 

Martin est le fils de Pierre Prévost et de Charlotte Vien ou Vié. Marie est la fille de Roch Manitouabewich ou Manitouabéouitc. On ne mentionne pas le nom de la mère.

 

On retrouve aussi des fils du couple : Jean, Jean-Baptiste, et Louis. On a aussi une fille, Thérèse qui a marié Michel Giroux le 18 août 1683.

 

Voici un lien vers un site si ce couple vous intéresse... On a ce texte :

 

Le premier mariage officiel entre un blanc et une amérindienne

 

Le 4 Janvier 1611 naissait à Montreuil, Martin Prévost, de Pierre Prévost et de Charlotte Viensa, baptisé le même jour à l'église Saint Pierre - Saint Paul.

 

Ce montreuillois que rien ne prédisposait à devenir célèbre s'illustra de manière singulière et banale. Il fit partie de la première vague d'émigration vers le nouveau monde. De 1608 à 1660, deux mille deux cents français s'arrachèrent à leur sol natal pour partir vers l'Ouest.

 

Ces deux mille deux cents qui appartiennent à toutes les classes sociales composent déjà une société bien équilibrée : gens du sol, prolétaires agricoles, soldats, bourgeois, seigneurs et nobles. Ils partirent poussés par l'esprit d'aventure, la misère, vers une "terre en friche depuis la naissance du monde".

 

Martin Prévost part donc au Québec afin de travailler au magasin de la Compagnie des Cents Associés (fondée en 1627) qui bénéficiait du privilège exclusif de la traite des fourrures. Mais Martin Prévost de Montreuil devait se singulariser d'une autre façon. En effet, il est le premier blanc à avoir épousé une amérindienne.

 

Sa femme une abénaquise de culture algonquine avait été élevée par les Ursulines de la basse ville de Québec : Marie Manitouabe8ich, orpheline de son père, Roch Manitouabe8ich, chef amérindien. C'est à la destinée de Marie que Martin unit la sienne le 3 Novembre 1644. Le mariage fut célébré par le père Barthelémy Vimont qui avait présidé à la fondation de Montréal deux ans plus tôt.

 

Dès l'année suivante, le 12 février 1645, Martin achète à James Bourguignon et à Claire Morin une propriété de cinq arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent. Au fil des ans, Martin, tout en mettant sa terre en valeur, acquit trois emplacements à Québec. Le 10 septembre 1665, son épouse décédait après lui avoir donné 10 enfants.

 

Martin Prévost se mariera une seconde fois avec Marie d'Abancour dite la Caille, mère de Louis Jolliet, et mourut à Beauport le 26 Janvier 1691 à l'âge de quatre vingt ans.

 

Intéressant non...

 

Voici le lien vers le site de l’association des familles Prévost. On y trouve des renseignements intéressants sur la généalogie de cette famille. Vous pouvez aussi visiter leur boutique souvenir, mais vous n’êtes pas obligé d’acheter.

 

Je crois qu’il y a des Prévost dans les ancêtres à Sainte-Anne. Je vais jeter un coup d’oeil à un moment donné...

 

À la semaine prochaine.

 

 

    Lundi 3 novembre 2008

Par: PLagace | Permalien | Ajouter un commentaire | généalogie, histoire, société