Pierre Lagacé

Nos ancêtres


Publié le mardi 11 novembre 2008

Le jour du Souvenir de la Der des Ders

11 novembre 2008

 

J’ai toujours eu un peu de misère avec la journée du Souvenir... pas à m’en souvenir, car c’est facile : 11 novembre à 11 heures onze minutes.

 

J’ai de la misère, car je me souviens des millions de morts parmi les soldats et, je me souviens aussi des millions de civils tués dans les guerres et des millions de mères qui ont pleuré leurs enfants.

 

J’ai de la misère, car je me souviens encore plus de ceux qui sont les vrais responsables de toutes ces guerres.

 

Voici ce qu’on retrouve sur Wikikididi à propos du jour du Souvenir :

 

Le jour du Souvenir (en anglais Remembrance Day), aussi connu comme jour de l'Armistice, est une journée de commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale ainsi que d'autres guerres. Cette journée a lieu le 11 novembre pour rappeler la signature de l'Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, en 1918.

 

Par tradition, il y a deux minutes de silence à 11 h, le 11e jour du 11e mois parce que c'est à ce moment-là que l'armistice a été effectif.

 

Par coïncidence, la fête est au même jour que la fête traditionnelle de la Saint-Martin.

 

 

Coquelicot à l'Australian War Memorial.

 

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Le jour du Souvenir y est l'occasion de ventes de coquelicots en papier au bénéfice des anciens combattants.

 

Un écrivain fut le premier à établir un rapport entre le coquelicot et les champs de bataille durant les guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle. Il remarqua que les champs qui étaient nus avant le combat se couvraient de fleurs rouge sang après la bataille.

 

Avant la Première Guerre mondiale, peu de coquelicots poussaient en Flandre. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussières de chaux favorisant ainsi la venue des coquelicots. La guerre finie, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots disparurent de nouveau.

 

Le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le même rapport entre le coquelicot et les champs de bataille et écrivit son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d'honneur). Le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat.

 

La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lut le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse. Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées ».

 

Je suis allé voir l’exposition Les tranchées au Musée de la guerre à Ottawa l’été dernier. J’en ai parlé dans mon blogue. Je fus très touché de voir comment les simples soldats passaient leur temps et avaient à composer avec tous les dangers dans les tranchées où la mort les guettait constamment.

 

Si vous connaissez un peu l’histoire de cette Grande Guerre, vous savez que les puissants de ce monde à cette époque furent les premiers responsables, tout comme le sont maintenant les nouveaux maîtres du pouvoir dans les conflits que nous connaissons maintenant.

 

Si ces derniers envoyaient leurs propres enfants se faire tuer en premier, ils y penseraient deux fois avant de déclencher des guerres.

 

Mais là, je pense comme un enfant.

 

J’ai trouvé ce site... C’est intéressant !

 

Voici un extrait :

 

ET LES CANADIENS ?

Sur les 650 000 Canadiens engagés dans le conflit mondial à partir de 1914 – et surtout à partir de la conscription en 1917 – il reste deux survivants, dont une femme. Mais John F. Babcock, 107 ans, et Gladys Powers, 108 ans, n’ont jamais participé aux combats. Le premier a fait toutes ses formations en Angleterre, sans connaître le front. La seconde travaillait dans les casernes de la Royal Air Force britannique. « Ces personnes sont le symbole d’une époque, d’un immense sacrifice. On ne doit pas les oublier », dit Frédéric Mathieu. « C’est aussi l’histoire du Canada, une partie de vos ancêtres ont laissé leur peau pour sauver la France. »

 

 

Les Canadiens se souviennent-ils ? En 2007, un sondage Ipsos-Reid/Dominion réalisé pour le compte du National Post révélait que 63 % des jeunes de 18 à 24 ans ignorent quel armistice est célèbré le 11 novembre de chaque année, jour du Souvenir.

 

 

Le 11 novembre prochain, ce sera le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Cette Grande Guerre devait être la dernière, « la Der des Ders ». On sait qu’il n’en sera rien. La mémoire de ces combats subsiste encore à travers ces quelques jeunes soldats de l’époque, aujourd’hui plus que centenaires. Pour combien de temps encore ?

 

Il y aussi ce site. J’ai lu la page 1, puis j’ai cliqué sur la page 2... sur page 3 et sur page 4.

 

Bizarre hein le site fonctionne mal.

 

Heureusement, en cliquant sur Version PDF (Ouvrira une nouvelle fenêtre), on pourra lire tout le texte.

 

En tout cas, il faudrait une autre journée du Souvenir, celle où on se souviendrait des maîtres du monde qui ont déclenché les guerres, les déclenchent et les déclencheront encore et encore et encore...

 

Comme ça, j’aurais moins de misère tous les prochains 11 novembre...

    Mardi 11 novembre 2008

Par: PLagace | Permalien | Ajouter un commentaire | généalogie, histoire, société