Pierre Lagacé

Nos ancêtres


Le premier immigrant irlandais du Canada

 

5 septembre 2008

 

Je sais que ça fait longtemps que j’ai parlé de Tec Aubrenan et ça fait longtemps aussi qu’un de mes fils veut connaître la fin de l’histoire.

 

Mais raconter l’histoire du premier ancêtre irlandais qui a laissé plus de 2500 descendants partout en Amérique, ça prend du temps.

 

Voici donc la suite de l’article de Jack Aubry, un ancien journaliste du Ottawa Citizen qui a eu la piqûre pour la généalogie...

 

Monsieur Aubry m’a demandé de lire mes articles avant, traduction oblige.

 

Il a lu celui que j’avais mis en ligne le mois dernier en attendant de pouvoir le rejoindre et il a lu celui-ci.

 

 

 

Le patriarche de notre famille, Tadhg Cornelius O'Brennan, fut donc la première goutte de ce qui allait devenir le raz-de-marée de l’immigration irlandaise, une immigration qui a eu un puissant impact sur le Canada, du début de sa fondation jusqu’à maintenant.

 

Au moment de la Confédération, 25 pour cent de la population canadienne était d’origine irlandaise. Et, à ce jour, les Canadiens d’origine irlandaise forme le cinquième groupe ethnique au pays : plus de 3,7 millions de Canadiens disent avoir des origines irlandaises dans le recensement de 1996. Vous pouvez m’ajouter, sur le tard,dans cette liste.

 

Un portrait surprenamment saisissant de la vie de Cornelius, après son arrivée en Nouvelle-France dans les années 1650, se dégage des archives paroissiales, de celles de la Cour et des recensements, aussi bien que dans les livres d’histoire, les journaux personnels et par les découvertes sur la famille Aubry faites par des recherchistes.

 

Tec Cornelius Aubrenan est né en 1632 et, dans la vingtaine, ayant l’âme d'un pionnier en quête d’aventures, il s’enfuit de son pays natal où les catholiques étaient persécutés par leurs nouveaux maîtres anglais.

 

Cornelius s’établit à Ville-Marie sur l'île de Montréal, en premier comme ouvrier agricole et soldat, puis comme coureur des bois et finalement comme fermier et trappeur.

 

En 1661, il est enlevé par les Iroquois et amené avec eux comme esclave. Un vrai survivant, il est un des rares colons kidnappés à se sortir vivant d’une telle mésaventure.

 

Cornelius était coriace, mais il était aussi une personne facile à vivre : ça ne le dérangeait pas comment on l'appelait en autant qu'il était accepté par ses compatriotes français. Le prénom Tadhg, qui est Timothée en galois, changea à plusieurs reprises en Tec, Tècle, Teague, Thècle et même Jacques. Son patronyme subit le même sort: O'Brennan devient Aubrenam, Tecaubry, Aupri et Obry. En 1687, au moment de l’enterrement de mon grand-père de la sixième génération, son nom avait été changé par Pierre Aubry.

 

De toute évidence, un homme trapu, si vous regardez la plupart des descendants Aubry, il aurait détonné au beau milieu d’une foule parlant français vu son accent particulier et ses manières d’agir typiquement galloises. En 1633, un habitant de l’île qui l’avait aperçu à Ville-Marie le décrit comme un drôle de vagabond irlandais portant une ceinture en peau de porc-épic.

 

En 1670, Cornelius entend parler qu’un bateau rempli de femmes à marier arrivait de France. Il sait qu’il vaut mieux se rendre à Québec plutôt que de se contenter du reste des femmes non choisies à Ville-Marie.  Il se rend donc à toute vitesse à Québec, le premier arrêt en Nouvelle-France du navire pour se choisir une femme – une Parisienne du nom de Jeanne Chartier. Ce fut le début d’une famille canadienne de 330 ans avec plus de 2500 descendants.

 

La suite de cette belle histoire d’amour vendredi prochain... Promis, juré.

    Vendredi 5 septembre 2008

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Ça s’est passé à Ste-Anne-des-Plaines en 1963... deuxième partie

 

4 septembre 2008

 

Une lectrice m’a envoyé cette autre page de l’Écho du Nord.

 

 

 

Voici ce qu'on retrouve...

 

4 septembre 1963

 

BAPTÊME

 

Le 30 août, à l'Hôtel-Dieu de St-Jérôme, à M. et Mme Claude Lapointe (Carmel Léveillée) un fils, baptisé le 4 septembre sous les prénoms de Joseph, François, Michel. Parrain et marraine, M. et Mme Léopold Léveillé, grands-parents de l'enfant. Françoise Léveillée, tante de l'enfant, était la porteuse.

 

Félicitations aux heureux parents.

 

Félicitations aussi aux ancêtres du couple Claude Lapointe et Carmel Léveillé et à la marraine Françoise Léveillé.

 


5 septembre 1963

 

DÉCÈS

 

À l'hôpital Notre-Dame, le 5 septembre, à l'âge de 76 ans, est décédée Mme Vve Hervé Simard, née Albertine Racine, mère du Frère Pascal, assistant-général des Frères St-Gabriel.

 

Les funérailles ont eu lieu samedi le 7 septembre en l'église de Ste-Anne-des-Plaines.

 

J’avais parlé dimanche dernier de ces personnes.

 

Voici les ancêtres d’Albertine...

 

Voici les ancêtres d’Hervé Simard...

 

Le seul descendant dont je suis certain est René, le frère Pascal...

 

À demain, pour la deuxième partie du texte de Jack Aubry. Il a donné signe de vie.

 

Vous pouvez aussi donner signe de vie en m'écrivant...

si vous avez des photos de ces personnes ou de toute autre personne.

 

Cliquez ici pour me rejoindre.

    Jeudi 4 septembre 2008

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Ça s’est passé à Ste-Anne-des-Plaines en 1963...

 

3 septembre 2008

 

Cet accident s’est produit il y a 45 ans jour pour jour à Ste-Anne-des-Plaines.

 

 

Alphonse Lacasse, le directeur de l’école Saint-François, périt dans un accident. Sa femme, Monique Malo, et une de leurs petites filles, Marie-France, périrent également. Trois autres personnes furent grièvement blessées.

 

C’était le dernier voyage du train qui reliait St-Lin à Montréal.

 

Alain Lacasse m’en avait parlé en février dernier quand je suis allé le rencontrer à l’Hôtel de ville. Ce fut d’ailleurs mon premier vrai article sur les ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Alain avait une photo de son grand-père Origène Lacasse avec son père Amédée, sa mère et son épouse.

 

 

Il avait celle de la maison

 

 

et celle de ses parents Jérome Lacasse et Marthe Lamarche.

 

 

 

Alphonse était l’oncle d’Alain, le frère de son père Jérome.

 

En cliquant ici, vous avez un lien direct vers l'arbre généalogique virtuel d'Alphonse Lacasse, mais pour aujourd'hui seulement, car demain, je vais mettre le lien en rapport avec l'événement et les personnes du nouvel article.

 

 

Si vous avez des photos de ces personnes ou de toute autre personne. Cliquez ici pour me rejoindre.

 

Demain, 4 septembre, je vous parle encore de l’Écho du Nord...

 

 

    Mercredi 3 septembre 2008

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Pour clore le dossier Seppey...

 

2 septembre 2008

 

J’avais terminé vendredi dernier le dossier Seppey de cette façon...

 

Qu’en est-il d’Angelin Seppey et Victor Seppey ?

 

Si leurs descendants tapent un jour dans Google leurs noms pour le « fun », ils vont avoir tout un choc.

 

Prémonition ?

 

Voici le courriel reçu samedi matin...

 

Généalogie Seppey

 

Cher M. Lagacé,

 

Mon père, Victor Seppey, a porté à mon attention les derniers articles publiés sur votre très intéressant blogue.  Étant moi-même intéressé par la généalogie, j'ai lu avec intérêt le résultat de vos recherches sur les Seppey.  Je suis particulièrement étonné d'apprendre que des Seppey sont venus au Québec dès le XIXe siècle.  (Dans la famille, tout le monde croyait qu'il n'y avait eu que deux familles Seppey à faire souche en Amérique, celle de Victor et celle d'Ancelin).

 

Mon père a immigré au Canada dans les années cinquante, depuis Hérémence.  J'ai encore de nombreux cousins et cousines dans ce village (plusieurs desquels sont parents avec M. Hervé Mayoraz d'ailleurs...).  Il s'est fixé au Québec en mariant ma mère en 1966. 

 

Quant à Ancelin, je l'ai rencontré une fois il y a une quinzaine d'années dans un rassemblement de Suisses à Sutton (nous avions été présentés par l'Ambassadeur de Suisse au Canada, qui était d'Hérémence également).  Depuis, je ne sais pas ce qu'il est devenu (il était pomiculteur dans la région d'Huntington, mais il n'y a aucune trace d'un "Ancelin Seppey" dans Canada 411...). Lui aussi avait immigré de Suisse (dans les années 70, je crois).

 

Je tente de retracer la généalogie de ma famille en Suisse, mais cela est particulièrement ardu (les ressources généalogiques en ligne sont beaucoup moins développées en Suisse, et l'accès aux registres paroissiaux nécessite une autorisation écrite du curé de la paroisse en question... un vrai parcours du combattant!).

 

Je vais sans aucun doute prendre contact avec M. Mayoraz (je connaissais son site, mais n'ai jamais pris contact avec lui) afin de partager conseils de recherche et données.  Il me fera plaisir, dans mes recherches helvétiques à venir, de garder un oeil sur l'ascendance des Hérémensards de Sainte-Anne-des-Plaines.

 

Si vous désirez approfondir votre intérêt pour les Hérémensards, je serais ravi de vous aider.

 

Meilleures salutations

 

F. Seppey

 

 

Et Angelin ou Ancelin Seppey ?

 

En tapant « Angelin Seppey » sur Google, je suis tombé sur ceci :

 

Sauf que Angelin n’est pas une femme.

 

J’ai envoyé un petit courriel.

 

Hi,

 

I'm an amateur genealogist.

I found all the ancestors of Angelin Seppey.

 

Angelin was a man and Joella Quenneville was a woman.

 

Gratia Quesnel is a direct descendant of Pierre Quesnel.

Pierre Quesnel was with Maisonneuve in Montreal in 1642.

 

Olivier Quesnel was his son and I am a direct descendant of both.

 

If you want more info, just ask me.

 

This is my Web site :

 

http://www.myheritage.fr/site-35216681/ste-anne-des-plaines

 

Pierre Lagacé

 

 

Le monde est petit...

 

En effet, cette personne m’a répondu. Elle demeure en Australie. Je lui ai demandé la permission de parler d’elle dans mon blogue.

 

Elle a acquiescé. Vous pouvez aller sur son site... Il est en anglais, mais il est fort intéressant.

 

Et si vous pensez que je suis un passionné de généalogie, je suis un « pee-wee » comparé à Linda Goodrich...

 

Demain, une tragédie à Ste-Anne-des-Plaines.

    Mardi 2 septembre 2008

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La fin des Jeux olympiques de 1876

 

1er septembre 2008

 

Si vous arrivez ici par hasard, allez sur cet article en premier.

C’est le début de l’histoire sur les origines des Jeux olympiques des Temps modernes...

 

C’était donc la fête du Travail...

 

Ça tombait bien, car les gens avaient travaillé comme des fous pour finir le stade, du moins, ce qui était essentiel.

 

On avait transporté l’orgue de l’église et l’organiste avait écrit une chanson spécialement pour les jeux.

 

Le stade était plein à craquer. Imaginez 55 000 personnes entassées comme des sardines.

 

La petite famille Seppey était au grand complet et faisait partie des sardines. Les Seppey étaient venus assister à la cérémonie d’ouverture. Le drapeau de la Suisse flottait à côté de celui du Canada et Michel-Marie Seppey avait un petit pincement au coeur en écoutant l’hymne national joué par Rosa Demers, l’organiste du village.

 

C'était en fait plutôt dû à sa petite épinglette qui le piquait...

 

 

Revenons à Rosa.

 

Elle avait 26 ans et elle était la fille de Louis Demers, veuf de Sophie Mongeon. Célina, une autre fille de Louis, vivait aussi avec son père. Archange Demers, la soeur de Louis vivait également avec eux. Tous ces gens étaient voisins de l’église. Ils étaient aussi des immigrants, mais de la rive sud de Montréal. Louis était le frère du curé.

 

L’oncle de Rosa était donc le curé Édouard Demers, et celui-ci était particulièrement fier de sa nièce.

 

Après les hymnes nationaux joués par Rosa, Jean Drapeau, le maire suppléant, prit la parole pour introduire les invités de marque.

 

Isidore Therrien quant à lui était bouche bée... et passait son temps à se pincer pour voir si tout ça n’était pas un terrible cauchemar ou une machination de ses adversaires politiques...

 

Il ne pouvait pas croire que le petit maire suppléant moustachu avait réussi à accomplir tout ça en si peu de temps.

 

 

Le maire suppléant avait à peine ouvert la bouche sous le ciel couvert de nuages gris que la pluie commença à tomber...

 

Quelques fines et minuscules gouttelettes au début, puis ce fut le déluge.

 

Même le père Noé aurait été pris au dépourvu...

 

Deux semaines de pluie torrentielle, continuelle.

 

Du jamais vu.

 

Même les annonceurs de Météo Média étaient dans tous leurs états et l’hélicoptère de LCN avait été cloué au sol !

 

Les femmes avaient eu beau étendre tous leurs chapelets chaque jour sur leur corde à linge, rien n’y fit.

 

On n’avait jamais connu de mémoire d’homme ou de femme (féminisation oblige) une telle température...

 

C’était comme si Zeus et les dieux de l’Olympe voulaient lancer un petit message aux résidants...

 

Les jeux tombèrent naturellement à l’eau et l’éléphant blanc resta là complètement vide.

 

 

Le maire suppléant disparut sans laisser de traces comme le stade d’ailleurs.

 

Les Anneplainois et les Anneplainoises le démolirent rapidement pour faire oublier toute cette histoire..., mais on ne se doutait pas de la perspicacité d'un généalogiste amateur.

 

C’est depuis ce temps que l’expression éléphant blanc fut consacrée.

 

On en apprend des choses sur mon blogue n'est-ce pas... Je pense que je vais aller éditer cet article de Wikikikididi.

 

À la prochaine donc, s’il y a une prochaine fois bien sûr, car je n’ai aucune idée où mes recherches vont m’amener...

    Lundi 1 septembre 2008

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